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Le Phu Sang

Les monts du Phu Sang sont accessibles depuis le Vietnam et Dien Bien Phu, la Thaïlande via Chiang Mai ou Luang Prabang, sa découverte se greffant à  des circuits au Laos.

Diverses formules y sont proposées par Amica Travel : des modules de découverte classique accessibles à tous, des modules de soft-aventures, un trekking permettant de traverser la chaîne du nord au sud, de terminer par la descente de la Nam Ou et un module ethnographique.

Amica Travel y développe une formule d’immersion dans un village du groupe des Lu Ma. Au coeur  du Phu Trang, sous le sommet d’une montagne, face à l’enchevêtrement de lignes de crêtes qui caractérise tant la région, le site est accessible par des sentiers pour des modules aventures et trekking, ou pour des formules plus classiques, via une ancienne piste française.

De part son emplacement central, le village lu ma est donc au cœur du dispositif d’Amica Travel dans le Phu Sang. Le village est une étape incontournable pour toutes les formules/modules, découverte classique, module ethnographique, soft-adventure et trek. Amica Travel y aménage une maison lu ma pour l’accueil des clients, avec matelas, toilettes sèches, douches avec panneaux solaires.

Le Phu Sang ou Chaîne de l’Eléphant s’étend sur une centaine de kilomètres de long pour une quarantaine de large, sur un axe nord-sud en parallèle de la rivière Nam Ou, dans le sud de la province de Phongsaly, au Nord Laos. Il se distingue par son unique richesse humaine puisque, sur un périmètre relativement restreint, l’on peut y rencontrer une quinzaine de groupes et sous-groupes minoritaires appartenant aux quatre principales familles ethnolinguistiques du Laos : tibéto-birmans, austroasiatiques, thaï-kadaï et hmong-dao. Outre l’unicité de ses populations, le Phu Sang dénote de part ses paysages et milieux naturels : au nord, de longues lignes de crêtes parallèles plongeant vers le Midi, des vallées encaissées, à l’ouest, des forêts primaires, sanctuaire d’une harde sauvage, des monts et des vallons boisés, à l’est, un ensemble de sommets escarpés dominant la mythique rivière Nam Ou, à moins de cent kilomètres, le Vietnam et la vallée de Dien Bien Phu.

Dans les temps anciens le Phu Sang dépend des légendaires royaumes khmu, austroasiatiques endémiques du Laos, il se retrouve ensuite enclavé entre les trois principautés thaï, au nord et à l’ouest par le Sipsong Panna (sud Yunnan), à l’est par le Siphong Chaû Taï (littérairement le pays des douze provinces, capitale Dien Bien Phu), au sud, par le royaume de Luang Prabang. Le Siphong Chaû Taï annexe ensuite le Phu Sang, résiste au Dai Viet et au royaume de Luang Prabang, perdure en partie jusqu'à la fin de la guerre d’Indochine, grâce à l’habilité des ses leaders, la famille des Deo et à leurs alliances avec l’administration coloniale française. A partir du XVIIIème, les premières vagues migratoires tibéto-birmanes, Akha, Lolo, Silla et trente autres groupes, se repartissent sur la région suivant d’aléatoires disponibilités territoriales. Durant la seconde moitié du XIXème siècle, le Phu Sang est sujet aux incursions des Ho, un groupe belliqueux venu de Chine, des guerres tribales s’ensuivent, déciment notamment les Akha qui s’implantent et se sanctuarisent dans les profondeurs du massif. Le Phu Sang dépend quelque temps du royaume de Luang Prabang avant de devenir le sud du Vème Territoire Militaire des Français. A partir de 1887 ces derniers en chasse les bandes de pirates chinois, y installent des postes militaires, principalement sur l’axe routier reliant Muang Khoa, Bun Tai, Ou Tai et Phongsaly ville.

En 1937, le guide Taupin de l’Indochine Française décrit ainsi la région : Le territoire s’étend sur le bassin du haut et moyen Nam Ou, tributaire important du Mékong avec il conflue en amont et aux abords de Luang Prabang. Il n’est qu’un enchevêtrement inextricable de montagnes aux pentes raides, plus qu’aux trois-quarts dénudés, séparées par des ravins et vallées, véritables fossés où serpentent de multiples arroyos à travers des lambeaux de forets. Ce sont que ressauts, exhaussements confus de collines, de pics, de cônes, de mamelons, de pyramides, qui s’étendent à perte de vue, se chevauchent, s’étirent et ondulent les uns derrière les autres

Dans les années 1930, une paix éphémère règne sur ces hauteurs, les Français taillent des pistes le long des lignes de crêtes, reliant ainsi les communautés, permettant en 1951 d’y installer Reinette, un maquis du GCMA (les maquis montagnards de l’état-major Français). Reinette se situe au centre du Phu Sang, sur le territoire de O’ Pa et de Lu Ma formés afin utiliser des techniques de guérilla contre les forces communistes qui, depuis 1950, utilisent la région comme base arrière pour leurs opérations militaires sur Dien Bien Phu et sur Luang Prabang. Deo Van Long, le dernier monarque du Siphong Chaû Taï règne jusqu’en 1954 ; à la chute de Dien Bien Phu, la principauté est dissoute, partagée entre le Vietnam et le Laos. Le 18 décembre 1957, Phongsaly devient officiellement une province du Gouvernement royal du Laos. Dans les années 1960, la CIA installe vraisemblablement un aéroport clandestin dans le Phu Sang, durant la guerre secrète, y monte des opérations avec des minoritaires afin de détruire bases et convois nord-vietnamiens, y taille à son tour une piste, toujours dénommée piste de la CIA par les locaux. A partir de 1975, certains villages sont regroupés en communautés le long des pistes, d’autres demeurent relativement reclus.

Les Thaï  Noir et les Laos peuplent les vallées et le bassin de la Nam Ou, les Khmu les flancs de montagnes, les Akha et les Hmong, les crêtes et les sommets. Le groupe des Akha y est d’une rare complexité, puisque fragmenté en une dizaine de sous-groupes à peine ethnographiés dont les O’ Pa, les Lu Ma, les Lo Ma, les Pa La, les Mu Chi, les O Ma, les Pu Li et les Nu Quay.

En 2013, le Phu Sang demeure préservé et permet de réaliser un voyage intemporel dans un cadre naturel somptueux, parmi les plus mystérieuses et plus méconnues minorités ethniques d’Asie du Sud-Est.

en France

du lundi au vendredi (09h-12h & 14h-18h)

06 19 08 15 72 ou 06 28 22 72 86

au vietnam

du lundi au vendredi (8h-17h30) : 09 84 56 66 76

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Crédit Photo : Nicolas Vidal